Rimbaud

Rimbaud

Un théâtre musical inclassable, hybride et profondément actuel

l’histoire

Au cœur des sables brû lants du Harar, Arthur Rimbaud, marchand d’armes et d’épices, confronte son passé. Loin du jeune poète “aux semelles de vent”, l’homme usé par le désert voit ressurgir les éclats d’un génie révolté. Un voyage musical sous forme de transe hallucinatoire, une saison dans les flammes du voleur de feu pour un “long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens”. Jusqu’à l’inconnu. Entre verbe et silence, de Paris au désert, entre la poésie et l’absence, l’absinthe et la gangrène, voici le testament fiévreux d’un génie incandescent.

ce qu’ils en disent

Ni un hommage, ni une biographie, cette rencontre avec Arthur Rimbaud est une collision. La musique porte la poésie jusqu’à la faire résonner en nous comme elle a résonné en lui à son état brut. La narration est fragmentée, comme dans un délire, et permet de déployer une expérience immersive qui ne raconte pas une vie, mais capture une transe. Sur scène, le quatrième mur explose sous le regard perçant d’un homme qui nous fait face avec une insolence intacte. Ce que nous traquons, ce n’est pas la figure figée du poète dans les manuels scolaires, mais l’être double : Arthur, l’enfant terrible qui a tout brûlé, et Rimbaud, celui qui finit par cracher sur ses propres vers. Faire revivre Rimbaud, c’est aussi faire face à cet insoutenable paradoxe : renoncer aux vers pour fuir dans le désert : “Je ne m’occupe plus de ça. C’étaient des rinçures, des absurdités”. La poésie n’était pas une fin, mais un moyen qui a échoué. Voilà son acte le plus subversif : le renoncement total. “JE est un autre” n’est plus une citation, c’est une menace et une promesse. Celle d’une rencontre avec un mythe effrayant qui nous rappelle que la véritable poésie commence là où les mots s’arrêtent. Clément Althaus


ce qu’ils en pensent

Althaus élargit les possibles du théâtre, avec électro nique, guitares électriques et sons additionnels, repoussant encore davantage les frontières entre les genres. La Terrasse
Clément Althaus fait usage de ses dons, ses plus belles flèches pour mettre en plein dans le mille du spectacle vivant, la musique pour coeur de cible. Nice Expression
Un impact dramatique très fort, porté par une harmonie dont la résonance est plus que jamais d’actualité. Sceneweb

rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du mercredi 13 janvier