Du charbon dans les veines
Du charbon dans les veines
Du charbon dans les veines

Du charbon dans les veines

5 Molières pour l’immense succès de Jean-Philippe Daguerre

l’histoire

1958, à Noeux-Les-Mines, petite ville minière du Nord de la France, Sosthène « boute en train- philosophe de comptoir », vient d’acheter, grâce à sa pension de la silicose, une télé en noir et blanc. Il veut absolument voir la Coupe du Monde de foot en Suède et notamment le petit Raymond Kopa (star de l’équipe de France et ancien mineur de Noeux) marquer des buts. Pendant ce temps-là, son fils Pierre et son meilleur ami Vlad, creusent à la mine, élèvent des pigeons-voyageurs, et jouent de l’accordéon dans l’orchestre local dirigé par Sosthène. Cette petite sphère joviale et haute en couleurs, malgré la poussière du charbon, ne sera plus vraiment la même le jour où la jolie Leila vient jouer de l’accordéon dans l’orchestre…

ce qu’ils en disent

C’est avant tout un facteur humain, forgé dans mes liens amicaux et professionnels, qui m’a donné l’élan nécessaire pour oser m’attaquer à cet univers fascinant de la mine et de ses habitants, notamment Raphaëlle Cambray à qui j’ai confié le rôle de Simone dans la pièce. Ch’ti, fille de mineur, sa grand-mère tenait le bistrot du quartier, et ses souvenirs d’enfance ont nourri le cœur de cette histoire. Ajouté à cela un documentaire de l’INA qui m’a tapé dans l’œil en présentant une famille de mineurs en 1958 où un garçon de vingt ans qui en paraissait trente passait six jours sur sept à creuser à 700 mètres sous terre et le reste du temps à élever des pigeons voyageurs qu’il regardait voler le dimanche et les jours de congés. Je trouvais ce contraste si beau et poétique que j’ai décidé de mêler ces histoires pour essayer d’extraire une pure humanité de cet enfer sur terre que peut représenter la vie dans un bassin minier. Jean-Philippe Daguerre

ce qu’ils en pensent

Avec ce petit chef-d’œuvre qui a reçu cinq Molières dont celui du meilleur auteur francophone vivant, Daguerre est le Pagnol du Nord ! Le Figaro
Le nouveau Daguerre est arrivé et c’est un excellent cru ! Son histoire de corons, où les gueules noires n’avaient pour se réchauffer que la fraternité, est remarquable. Du charbon dans les veines : trinquons à la vie, l’amour, la joie ! L’œil d’Olivier
Entre espoirs sociaux et jolies romances, une poésie contemporaine où l’accordéon résonne au fond de la mine. L’Humanité