Le Père

Le Père

Le plus grand chef-d’œuvre théâtral de ces 15 dernières années

l’histoire

Sacrée aux Oscars grâce à son adaptation au cinéma avec Anthony Hopkins, la pièce culte de Florian Zeller revient sur les planches. Après Robert Hirsch, Pierre Arditi s’empare de ce personnage bouleversant atteint de la maladie d’Alzheimer.
André n’est plus tout jeune. C’est ce qui pousse Anne, sa fi lle, à lui proposer de s’installer dans le grand appartement qu’elle occupe avec son mari. Elle croit ainsi pouvoir aider ce père qu’elle a tant aimé et qui la fait toujours rire. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu : celui qui pose ses valises chez elle se révèle être un personnage étonnant, haut en couleur, et pas du tout décidé à renoncer à son indépendance... Et dont la mémoire s’échappe lentement... On n’accepte pas si facilement de devenir, un jour, l’enfant de nos enfants.

ce qu’ils en disent

Je ne voulais pas écrire une pièce sur Alzheimer, je ne voulais pas “traiter d’un sujet”. Je l’ai écrite comme on fait un rêve. Pas pour expliquer une maladie, mais pour faire ressentir la perte de mémoire et la désorientation de l’intérieur. Je n’étais pas certain que le public serait prêt pour ce labyrinthe émotionnel. Les spectateurs venaient souvent raconter leur propre histoire familiale après la pièce. Ils avaient partagé le trouble du personnage : lorsqu’il ne reconnaît plus quelqu’un, un autre acteur peut l’incarner, ce qui reproduit son égarement. Une mise en abyme de son effondrement théâtral doublée d’un miroir sur la réalité des gens qui ont vécu avec un proche atteint de démence. Ce qui m’intéresse au théâtre : l’expérience de la perte. Florian Zeller
Après avoir vu Robert Hirsh au théâtre dans Le Père de Florian Zeller puis Anthony Hopkins au cinéma dans la même pièce, ébloui par les prestations de ces deux génies, j’ai interdit à Florian de monter la pièce sans moi !
Il a souri, me l’a promis, mais pas maintenant, a-t-il dit, tu es encore trop jeune ! Aujourd’hui, l’heure (l’âge !) est venue, Florian tient sa promesse, et pour une fois je suis heureux d’avoir vieilli ! À nous deux PAPA ! Pierre Arditi

ce qu’ils en pensent

Une plongée passionnante dans le labyrinthe des égarements de la raison. Juste magistral ! Le Monde
Tout ce que ressent André — confusion, lucidité, doute ou chagrin — nous le comprenons de l’intérieur. Zeller livre un chef-d’œuvre d’écriture ciselée et puissante. Le Figaro
La puissance de Florian Zeller, c’est qu’il développe avec une délicatesse de libellule un drame cruel et partagé. L’une des meilleures pièces de la décennie. The Times