A.D.A. : L’Argent Des Autres

A.D.A. : L’Argent Des Autres

reprise du grand succès de daniel benoin à propos de ceux qui nous gouvernent
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l’histoire

« Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance... » Cette phrase d’un ex-président de la République est restée célèbre. Elle traduit bien la position de l’auteur américain Jerry Sterner, ancien homme d’affaires reconverti dans l’écriture, et sans doute celle du metteur en scène Daniel Benoin. La pièce Other People’s Money date de 2000, et depuis 2007 Daniel Benoin la monte et la joue régulièrement dans l’adaptation qu’il en a tiré. Pour l’ancien étudiant d’HEC, auteur d’un doctorat en gestion des entreprises, aborder le thème du capitalisme financier et de ses folles dérives est un plaisir auquel il ne renonce pas... L’action se passe de nos jours entre Paris et province. L’entreprise industrielle de fils et câbles métalliques gérée avec prudence et dans la plus pure tradition paternaliste par André Jorgenson, l’héritier du fondateur, fait vivre une bonne partie des gens de la région. L’entreprise survit comme elle peut jusqu’au jour où un certain Garcinet, prédateur financier sans scrupule, jette sur elle son dévolu et propose à Jorgenson une restructuration qui risque bien de laisser les ouvriers sur le carreau... Dès lors un duel s’engage.



ce qu’ils en disent

A.D.A. : L’Argent des autres, c’est l’histoire d’un long compagnonnage. À l’époque où je dirigeais le Centre dramatique de Saint-Étienne, le metteur en scène Pierre Debauche m’avait demandé d’interpréter le rôle principal, et j’ai adoré jouer cette pièce qui m’avait déjà emballé à la lecture. Cependant je n’en avais pas été pleinement satisfait, ce qui m’a conduit à la monter moi-même, plus tard, à Nice. Je l’ai fait avec la troupe permanente du TNN. Puis, en 2008, il y a eu aussi une retransmission en direct sur France 2, avec cette fois Michel Boujenah, Pierre Vaneck, Alexandra Lamy, Marie-France Pisier et moi-même : 3 800 000 spectateurs, un vrai changement d’échelle ! Récemment, j’ai eu envie de reprendre le spectacle sans doute à cause de la distribution que j’avais en tête, de mon envie de jouer à nouveau, et à cause du sujet : la tourmente économique créée par un financier qui décide de racheter une boîte pour la liquider... Un scénario où le lucre règne en maître avec les conséquences sociales que l’on connaît. Ce n’est pas très moral mais très actuel. La finance est, on le sait, la catastrophe du monde économique. La pièce, formidable, décortique le rapport entre la finance et le travail. Ce qui politiquement rappelle un certain nombre de choses. On suit l’intrigue de ce rachat d’entreprise comme un vrai thriller. Daniel Benoin

ce qu’ils en pensent

L’intérêt du spectacle est qu’il instaure peu à peu des ambiguïtés et échappe aux simplifications du tout noir et du tout blanc. Personne n’est tout à fait pur ou odieux. La mise en scène trouve également un juste équilibre entre les grandes scènes d’affrontement théâtral et un déroulement à la fluidité cinématographique. Subtilement saignant ! Gilles Costaz, Les Échos
La mise en scène de Daniel Benoin, elle aussi, n’est pas seulement efficace et rondement menée, en jouant notamment d’une scénographie ingénieuse qui lui permet d’alterner les décors sans temps mort. Elle souligne astucieusement les ambiguïtés et les contradictions des personnages. Stéphane Bugat, Le Journal des Spectacles
Un grand spectacle théâtral pour le grand public. Première

rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du mardi 28 mai
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2023
2024