Fragments

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le feu ardent de la pensée
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l’histoire

Charles Berling, le directeur de la scène nationale Châteauvallon-Liberté, met en scène un étonnant voyage au pays des idées dont le guide est Bérengère Warluzel, seule en scène. Ce n’est pas leur première collaboration : ils ont déjà travaillé à un Camus par lui-même, construit sur le même principe qui consiste à puiser dans une œuvre majeure pour en retirer la quintessence. C’est ainsi que Bérengère Warluzel a extrait de l’immense production d’Hannah Arendt, y compris dans ses escapades peu connues dans la poésie, tout ce qu’il faut pour rendre justice à cette faculté première de la nature humaine : penser. Parce que penser est une aventure existentielle de tous les instants, qui commence dès le plus jeune âge. D’ailleurs, ce spectacle n’est pas seulement affaire de spécialistes férus de philosophie mais il s’adresse à chacun de nous. Ainsi le théâtre demeure-t-il ce lieu exigeant et fascinant destiné à nous faire sortir de nous-mêmes et nous rendre plus forts.

ce qu’ils en disent

Hannah Arendt écrit dans les années 60 et 70 mais ce sont absolument les mêmes problématiques qu’aujourd’hui. Tous ces textes évoquent la situation d’aujourd’hui, ce n’est pas un choix parce que tout peut résonner comme actuel. Bérengère Warluzel
Le dispositif scénique organisé autour de la table permet d’être dedans et dehors. Ainsi, le public devient lui-même acteur de la représentation. Charles Berling

ce qu’ils en pensent

Il faut saluer non seulement le choix et montages des textes réalisés par Bérengère Warluzel, mais son jeu, aérien, ses déplacements, sa gestuelle, tout en retenue, sa voix aux multiples variations. La mise en scène de Charles Berling est délicate, intelligente, jamais surplombante. Marie-José Sirach, L’Humanité
« Comment faire naître le désir de penser ? » s’interroge Bérengère Warluzel au début de la pièce. Elle apporte elle-même ici une réponse brillante avec cette belle célébration d’une philosophie en prise avec la vie. Marie-Valentine Chaudon, La Croix
Un seul-en-scène tenu fermement à bout de bras par la stupéfiante Bérengère Warluzel qui réussit à tenir le public en haleine pendant plus d’une heure de spectacle et fait passer des idées fortes. Jérémie Laurent-Kaysen, France Info
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