Cendrillon

Cendrillon

après pinocchio, joël pommerat continue à dynamiter le conte
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l’histoire

Enfant, Joël Pommerat a lu beaucoup de contes. Adulte, ces histoires n’ont cessé de l’habiter et de s’inviter dans son travail de mise en scène. Après Pinocchio, Le Petit Chaperon rouge, voici Cendrillon. Il aime rappeler qu’à l’origine, les contes traditionnels ne s’adressaient pas exclusivement aux enfants et que ce n’est que leur version édulcorée qui s’est imposée. Fort de cette constatation, Joël Pommerat s’autorise toutes les libertés avec des contes que tout le monde connaît et, par là même, dont tout le monde est capable de suivre la trame, par delà les modifications apportées à la tradition. Que Cendrillon soit un petit garçon et la pantoufle de vair un soulier vernis, ne change rien à l’affaire : il s’agit toujours d’un enfant qui a perdu sa mère et qui tente de se reconstruire à partir de ce deuil. Car la famille reste pour le metteur en scène le lieu originel des relations humaines, le lieu d’où partent tous les choix existentiels, les meilleurs comme les pires. En toute chose, Joël Pommerat traque le réel, en restant convaincu que le conte est son meilleur passeur.

ce qu’ils en disent

J’avais en mémoire des traces de Cendrillon version Perrault ou du film de Walt Disney qui en est issu : une Cendrillon beaucoup plus moderne, beaucoup moins violente, et assez morale d’un point de vue chrétien. C’est la question de la mort qui m’a donné envie de raconter cette histoire, non pas pour effaroucher les enfants, mais parce que je trouvais que cet angle de vue éclairait les choses d’une nouvelle lumière. Pas seulement une histoire d’ascension sociale conditionnée par une bonne moralité qui fait triompher de toutes les épreuves ou une histoire d’amour idéalisée. Mais plutôt une histoire qui parle du désir au sens large : le désir de vie, opposé à son absence. C’est peut-être aussi parce que comme enfant j’aurais aimé qu’on me parle de la mort qu’aujourd’hui je trouve intéressant d’essayer d’en parler aux enfants. Joël Pommerat

ce qu’ils en pensent

Pommerat console et épouvante à la fois. Manière délicate et troublante de réactiver des zones méconnues de notre esprit, de notre corps. Et peut-être de les réunifier. Fabienne Pascaud, Télérama
Impressionnant, beau, envoûtant, émouvant, très original, magistralement mené et merveilleusement interprété, le conte fascine et bouleverse. Les enfants comme les adultes. Armelle Héliot, Le Figaro
La pièce ne se laisse pas enivrer par la pente douce du second degré. Elle reste tendue vers la résolution de son mystère : quels sont ces mots enterrés qui peuvent nous tuer à petit feu ou nous sauver ? Grégoire Biseau, Libération
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