Nomad
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le retour de sidi larbi cherkaoui à anthéa
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l’histoire

En un peu plus de vingt ans, Sidi Larbi Cherkaoui a réalisé une cinquantaine de chorégraphies. À la tête de la compagnie Eastman depuis 2010, il est un des talents les plus sûrs et singuliers de la danse contemporaine. Directeur d’institutions prestigieuses, il demeure un aventurier, un expérimentateur. Nomad, qui date de 2019 n’est pas la moins audacieuse de ses réalisations et certainement l’une des plus belles. Onze danseurs dans un paysage de terre craquelée, un ciel infini aux nuages mobiles, le souvenir de l’eau, un rêve de pluie, une poignée de sable suffisent à dire les états du désert et le sort des vivants qui le peuplent. Mais la véritable aventure de cet endroit n’est peut-être pas humaine, ni même préhistorique, elle est cosmogonique. Des figures ou des visions ponctuent le plateau désert, comme ces « corps composites », signature stylistique de Cherkaoui, ou encore ces danseurs montés sur échasses qui figurent d’incroyables dromadaires. Une musique d’inspiration orientale, la couleur des étoffes parachèvent l’envoûtement que provoque cette pièce sauvage et délicate.

ce qu’ils en disent

Ce spectacle traite d’identité et de multiculturalisme. Les nomades dansants sont portés par le vent dans leur soif de survie et de symbiose. Certains d’entre nous ne restent jamais au même endroit. Ils sont en perpétuel mouvement, comme des danseurs. Ce besoin remonte à nos ancêtres et leur style de vie nomade. J’ai des racines marocaines et je ressens le pouvoir d’attraction du désert, de sa liberté. La liberté est une responsabilité sur laquelle nous n’avons pas d’emprise. Survivre implique une plongée dans notre essence animale. Telle est la raison pour laquelle les danseurs bougent comme des serpents, des lézards ou des chameaux. Sidi Larbi Cherkaoui

ce qu’ils en pensent

Sidi Larbi Cherkaoui poursuit une série de pièces inclassables nées de dialogues intimes avec d’autres danseurs. Une veine qu’il creuse comme il cultiverait un jardin secret, pour de temps à autre s’y régénérer. Marie-Valentine Chaudon, La Croix
Curieux et prolifique, Sidi Larbi Cherkaoui, toujours en train d’engranger de nouvelles techniques (chant, piano, flamenco, tango…), affiche une cinquantaine de pièces depuis vingt ans. Il aime convier des cultures aux antipodes sur scène pour y tresser images et musiques chatoyantes. Rosita Boisseau, Le Monde
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