Les Naufragés

Les Naufragés

le metteur en scène de « mon traître » et de « la fin de l’homme rouge » s’attaque à la galère des sans-abri
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Les Naufragés

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le metteur en scène de « mon traître » et de « la fin de l’homme rouge » s’attaque à la galère des sans-abri
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Les Naufragés

le metteur en scène de « mon traître » et de « la fin de l’homme rouge » s’attaque à la galère des sans-abri
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l’histoire |

En 1986, à Nanterre, Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue a ouvert la première consultation d’écoute en France destinée aux SDF. Il a passé un peu plus de quinze ans avec eux. « J’ai suivi les clochards dans la rue, dans les centres d’hébergement, à l’hôpital. Je les ai côtoyés ivres vociférants ou comateux d’alcool, hagard de rage et d’impuissance. J’ai souvent dû combattre les nausées que leur odeur provoquait. J’ai aidé à les soigner. Je pense en avoir soulagé plusieurs. Je sais n’en avoir guéri aucun », écrit-il dans Les Naufragés, l’ouvrage qu’il a rapporté de ce séjour chez les grands exclus. L’histoire de ces échoués, fous de pauvreté, morts de froid est devenue la sienne et il a essayé de les « réchauffer » autant que possible entre les pages de son livre. Un livre bouleversant lu par plus de 300 000 personnes. À son tour, Emmanuel Meirieu, en adaptant Declerk, a voulu ériger un éphémère monument théâtral à ces laissés-pour-compte, afin que des êtres privés de mots et d’attention, puissent pour un soir trouver un refuge digne de ce nom.

ce qu’ils en disent |

Le rire peut être vulgaire, mais la larme aussi. C’est évidemment ce que nous voulons éviter à tout prix : il y aurait une obscénité à être dans la sensiblerie, à arracher la larme facile. Mais il y aurait aussi une obscénité à ce que les gens n’aient pas envie de pleurer en voyant le spectacle. Le but, c’est aussi d’entrer en compassion et de sortir de l’indifférence. Car on s’est beaucoup habitués, ces dernières années, à la présence de ces sans-abri qui vivent parmi nous. Il y a eu une acclimatation, une tendance, instrumentalisée politiquement et idéologiquement, à développer une indifférence à la souffrance des autres. Alors, si on n’a pas envie de pleurer face à ces Naufragés, je considérerai que je n’ai pas fait mon travail. Emmanuel Meirieu, entretien

ce qu’ils en pensent |

Le comédien François Cottrelle interprète avec maîtrise ce monologue qui porte haut l’étendard de l’indignation. Gilles Renault, Libération
Les Naufragés gifle le public. Avant de lui mettre des larmes plein le cœur. Nos prétendus remèdes sociaux s’y trouvent si mis à mal. Car il y a des hommes et des femmes que nos solutions ne concernent plus. Fabienne Pascaud, Télérama
La rencontre entre Emmanuel Meirieu et le livre de Patrick Declerck apparaît comme une évidence, au regard des engagements du metteur en scène, de sa sensibilité à la souffrance humaine et à l’exclusion. Fabienne Darge, Le Monde
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