Francis Cabrel, trobador tour

Francis Cabrel, trobador tour

le retour du troubadour

l’histoire |

En 2017 Francis Cabrel publiait L’Essentiel, un album bilan, quarante ans de carrière en cinquante chansons. Treize nouveaux morceaux viennent s’ajouter à un catalogue parmi les plus fournis et cohérents du paysage musical français. Si le fin’amor ou amour courtois de la poésie médiévale est le fil conducteur de l’album Ode à l’amour courtois, Fort Alamour, le chanteur n’en néglige pas pour autant les préoccupations de notre monde avec Jusqu’au pôle, sur le dérèglement climatique, ou Parlons-nous, contre le repli sur soi. Il aborde aussi une veine plus intimiste et personnelle, en rendant hommage à son père dans Te ressembler, en prenant modèle sur Jacques Dutronc Chanson pour Jacques, ou en disant son admiration au musicien de folk rock James Taylor J’écoutais Sweet Baby James. En recourant à l’occitan Rock star du Moyen Âge, en cherchant la poésie où y’en a jamais eu, Les Bougies fondues, Cabrel nous livre un peu de son art poétique et de sa belle humanité.

ce qu’ils en disent |

Dans le Sud, nous avions les troubadours. Des gens qui ont inventé le langage amoureux, courtois... Une sorte d’attitude nouvelle envers l’être aimé, et une pureté des sentiments qui sont chaque jour augmentés, avec des références à la nature, au ciel... Donc je suis parti de cette écriture-là. Quand on me qualifiait de troubadour, c’est peut-être ça qu’on voulait dire : l’amoureux un peu intimidé qui veut toujours prouver que son sentiment est puissant, pur et absolu. L’occitan, je l’ai vaguement entendu dans les rues de mon village quand j’étais adolescent, mais on n’y prêtait guère attention. On appelait ça « le patois » et on pensait que c’était une langue qui allait mourir. Mais plein de gens l’ont prise à bras le corps et l’ont maintenue en vie. Et je voulais aussi mettre l’éclairage là-dessus parce que c’est une vraie performance après tant d’années d’enfouissement par le français, par les médias qui ont vraiment négligé les langues régionales. Francis Cabrel

ce qu’ils en pensent |

In extremis avait obtenu un beau succès critique et commercial, À l’aube revenant devrait connaître le même destin : mélodies subtiles, textes ciselés, richesse des thèmes à la fois intimistes et ouverts sur les tourments de l’époque. Du Cabrel pur jus qui dévoile aussi une facette plus solaire. Éric Mandel, Le JDD
À 66 ans, l’artisan de la chanson conserve ici l’ADN qui a fait son succès depuis ses débuts, entre des ballades à la guitare, et des titres plus enlevés aux sonorités blues. Julien Gonçalves, Charts in France
Francis Cabrel reste Francis Cabrel avec son allure de folkeux insubmersible, sa voix chaude comme du bon pain à l’accent nimbé de soleil, cette façon de rabattre l’abat-jour pour tamiser la lumière. Stéphane Koechlin, Marianne
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