dreck

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l’homme qui se sentait de trop
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l’homme qui se sentait de trop

l’histoire

Il dit s’appeler Sad, ce clandestin irakien qui a traversé plusieurs continents avant d’achever son périple en Allemagne, où il vend des roses pour survivre, avec Nabil, clandestin comme lui. Sans âge, sans famille, il ne possède qu’une chaise et il dit son amour pour la littérature et la langue allemandes. Son soliloque est une confession imprévisible truffée de souvenirs, d’aveux qui entament sa dignité, de mensonges et de reniements qui nous égarent dans l’appréhension de sa véritable personnalité car il fait siens les arguments de ceux qui le rejettent.

ce qu’ils en disent

Je crois que c’est le plus beau texte, le plus fort, sur l’immigration. Parce qu’il n’est pas bienpensant, il est extrêmement troublant. Il y a des pulsions de rejet, de guerre, il faut l’admettre. C’est un constat sur l’état du monde et l’état de guerre entre toutes ces communautés. Charles Berling

ce qu’ils en pensent

Charles Berling, dans une mise en scène irréprochable, livre au grand jour un théâtre puissant et intelligent. Fromager est renversant jusqu’au vertige. Var Matin
Robert Schneider nous entraîne loin de la simple victimisation, vers des territoires troubles de l’esprit où rien n’est tout blanc ou tout noir, dans les limbes gris où se loge la mauvaise conscience collective… C’est déstabilisant, dérangeant, et terriblement actuel. La Strada
Le texte cru, poignant, n’a rien perdu de son actualité, et le metteur en scène a décidé de le faire entendre. Dans un décor minimal, au son de quelques étranges grondements industriels, le comédien Alain Fromager livre une performance habitée. Il y a du Thomas Bernhard dans ce ressassement hideux. Télérama

rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du vendredi 13 février

2014
2015