saison 2019·20

Photo d'Antipolis Théâtre d'Antibes

le théâtre | présentation

Edito Jean Leonetti

Nous avons fêté en 2018 les 5 ans d’anthéa et la saison 18-19 a été un succès encore plus important qu’espéré : 13 350 abonnés et 130 000 places vendues pour les 220 représentations des 72 spectacles joués à Antibes.

Depuis sa création, anthéa n’a de cesse de donner tort à ceux, nombreux, qui pensaient ce projet démesuré, inadapté, irréfléchi... Car plus qu’un simple bâtiment au geste architectural ambitieux, anthéa est devenu le cœur battant de la Culture et du Spectacle Vivant pour notre ville, notre agglomération mais aussi pour notre région dans son ensemble.

Mais anthéa est aussi un lieu de création majeur, et les spectacles de Daniel Benoin créés à anthéa, comme Le souper, Ça va ?, Tu te souviendras de moi et Misery, ont connu par la suite le succès loin d’Antibes, et font de ce fait rayonner notre territoire à l’échelle nationale.

Cette année, je suis particulièrement fier qu’anthéa offre dans son programme 17 nouvelles créations et coproductions, et que Lorànt Deutsch ou encore Pierre Arditi aient choisi anthéa pour y créer leurs nouveaux spectacles.

Je tiens à remercier Daniel Benoin et toutes ses équipes pour le travail incroyable réalisé depuis 5 ans et dont la volonté de concilier l’excellence et le populaire sans faire de concession est à la base du succès public indéniable de ce lieu.

Quelle joie de venir à anthéa et de lire toutes ces émotions sur les visages des spectateurs issus de tous âges et de tous horizons, car notre vision de la Culture n’est pas élitiste mais basée sur le partage et l’expérience collective.

La grande réussite d’anthéa est de voir venir aussi ici des gens qui n’allaient jamais au théâtre et c’est dans cette optique que nous allons continuer à proposer aux plus jeunes des conditions privilégiées d’accès à anthéa avec un prix constant en abonnement et même en baisse pour les places à l’unité pour les moins de 25 ans.

Cette année verra le retour de certains grands noms du spectacle vivant comme Fabrice Luchini, Lambert Wilson, La Comédie Française, François Berléand, Patrick Chesnais, Catherine Hiegel, Gaspard Proust, Sidi Larbi Cherkaoui et Maguy Marin ou encore le Slava’s Snowshow, preuve que venir à anthéa ouvre le désir fort d’y revenir.

À vous désormais, cher public, de faire votre choix dans cette nouvelle programmation exceptionnelle qui nous réserve encore de belles surprises...
Bonne saison 2019/20 à anthéa

Jean Léonetti Jean Leonetti
Maire d'Antibes Juan-les-Pins
Président de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis

Edito Daniel Benoin

Cette sixième année et septième saison sont placées sous le signe de la création, toujours plus de créations. Avec 17 nouvelles productions et coproductions, anthéa figure aujourd’hui parmi les producteurs les plus importants et les plus présents dans la géographie théâtrale française. C’est un objectif que nous nous étions fixé dès l’origine. Il fallait dans un premier temps réussir à fidéliser le public. Avec 13 350 abonnés et une fréquentation de 130 000 spectateurs, ce premier pari a été gagné et c’est parce que nous disposons de ce socle solide que nous pouvons accélérer ce phénomène : nous avons désormais la liberté d’épouser le parti de l’audace et d’entraîner dans notre sillage une grande diversité de projets artistiques. C’est devenu la nature même d’anthéa, c’est entré dans son ADN et pour un directeur de théâtre qui est aussi créateur de spectacles, il ne peut pas y avoir de nouvelles plus réjouissantes.

Un programme de créations qui s’annonce passionnant et varié avec Le Neveu de Rameau par Didier Bezace avec Pierre Arditi. Avec Romanesque, Lorànt Deutsch tirera le meilleur de son livre et nous entraînera dans la fabuleuse aventure de la langue française. Une grande voix du théâtre britannique se fera entendre avec After the end de Dennis Kelly. L’Enéide revue par Maëlle Poésy, présentée à Avignon en juillet 2019. Une pièce pour enfant, Thélonius et Lola, mise en scène par Zabou Breitman, Père ou fils d’Arthur Jugnot. La reprise de Issue, la chorégraphie d’Eugénie Andrin. Le Collectif 8 revient dans 1984 d’après Orwell et La Machine poursuit ses investigations littéraires avec Sherlock Holmes, au nom de la reine ! Paul Chariéras retrouve Le Fétichiste de Tournier. Sympho New sera comme toujours au rendez-vous. Enfin, on mettra le théâtre à la disposition du paysagiste Jean Mus qui viendra partager sa passion avec nous. Je crois beaucoup qu’il faut aussi montrer ces moments scéniques avec des non professionnels. Ils nous font croire à un monde où chacun serait artiste et nous avons besoin d’utopies.

Dans la même perspective, nous accueillerons Éric Dupond-Moretti, seul en scène, dans un exercice de la parole inédit. En ce qui concerne les accueils de spectacles, il y aura comme toujours les nouveaux venus et les grands retours. Du côté des nouveaux venus à Antibes, je citerais mon vieil ami Jo Lavaudant dans La rose et la hache, où le rôle phare est tenu par Ariel Garcia-Valdès. JoeyStarr et Béatrice Dalle dans Elephant Man ! La grande Catherine Ringer. Le génial Ivo van Hove dans Janácek et Alain Platel, l’autre grand Belge, dans un Requiem inouï. Philippe Torreton en Galilée, Michèle Laroque et Michel Leeb, etc.

Parmi les retours, Fabrice Luchini, La Comédie-Française et Guillaume Gallienne. Charles Berling. Sophia Aram. Gaspard Proust. Maguy Marin. Emma Dante. James Thierrée, François Berléand, Patrick Chesnais, Catherine Hiegel... Que les autres m’excusent, faire tenir 66 spectacles en quelques lignes est difficile mais que tous sachent qu’anthéa est leur maison, qu’ils peuvent s’en emparer, venir écrire et répéter leurs spectacles, profiter de cet outil formidable et de la bonne atmosphère qui y règne.

C’est ce que je ferai moi aussi en proposant la création française de Disgraced (Exclus) d’Ayad Akthar, prix Pulitzer 2013. Une des pièces les plus passionnantes, les plus montées et les plus discutées aux États-Unis depuis sa création. Puis, après une tournée française et internationale, nous reprendrons Tu te souviendras de moi, la pièce du Québécois François Archambault avec Patrick Chesnais. Et enfin je clôturerai ma trilogie des opéras de Mozart avec ce pur délice qu’est Così fan tutte.

Mon équipe ici vous le dira, quand on me cherche, je suis plus souvent sur le plateau que dans mon bureau. Faire d’anthéa une scène plus ouverte encore, pour tous, voilà mon vœu pour la saison 2019-20.

Daniel Benoin

Daniel Benoin Daniel Benoin
Directeur d'anthéa
antipolis théâtre d'antibes