saison 2017·18

Photo d'Antipolis Théâtre d'Antibes

le théâtre | présentation

Edito Jean Leonetti

Il y a tout juste quatre ans, anthéa ouvrait ses portes sur le fabuleux spectacle de La Traviata devant 1 200 personnes conquises.
Depuis l’imposante architecture de béton et de verre s’est inscrite dans le paysage azuréen comme un lieu incontournable de culture et de création.
Cette année anthéa est devenu le premier théâtre de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur avec plus de 12 000 abonnés et 120 000 spectateurs.
Le succès d’anthéa est essentiellement dû à la qualité de la programmation proposée par Daniel Benoin qui, dans un large éventail de spectacles, a su fidéliser les passionnés de théâtre, d’opéra, de musique, de danse et de one-man-show.
Cette année une fois de plus, la programmation saura séduire, j’en suis sûr, un large public.
anthéa est aussi un lieu de création et d’innovation : Le Remplaçant, ça va ? ou Misery vont conquérir les scènes parisiennes après avoir suscité l’enthousiasme des Azuréens.
Je suis particulièrement reconnaissant aux élus de la Communauté d’Agglomération qui ont accepté le pari de créer un grand théâtre dans un contexte économique difficile, considérant avec lucidité que la culture est justement une forme de réponse à la crise que traverse notre pays.
Je remercie le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes et la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que l’ensemble de nos partenaires et mécènes au premier rang desquels le Casino Joa la Siesta de nous accompagner dans cette belle aventure.
Merci surtout à vous public, d’anthéa. Faites votre choix dans cette programmation exceptionnelle malgré l’inévitable regret de ne pouvoir assister à tous les spectacles.
Bonne saison 2017/18 à anthéa

signature Jean Léonetti

Jean Léonetti Jean Leonetti
Maire d'Antibes Juan-les-Pins
Président de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis

Edito Daniel Benoin

En avril 2018, nous fêterons les cinq ans d'anthéa ! Ces années de bonheur au service du spectacle vivant sont passées à la vitesse de l’éclair. Je n’ai pas d’exemple d’une réussite aussi soudaine qu’incontestable. Car c’est vous qui avez fait le succès de votre théâtre, de ce projet, né de la volonté d’un homme qui, dès l’origine, a vu les choses en grand.
Le vaisseau amiral voulu par Jean Leonetti était de mon point de vue un pari très risqué. J’avais tort. Aujourd’hui anthéa occupe non seulement une place prépondérante dans le paysage de la région mais il a gagné une visibilité nationale. Il a rencontré un public actif qui ne craint pas de se déplacer des quatre coins du département, quand ce n’est pas du reste de la région. J’ajouterais que nos statuts particuliers nous ont évité les contraintes inhérentes aux théâtres nationaux : nous sommes libres de programmer autant d’oeuvres dramatiques que d’autres formes scéniques (danse, cirque, opéra, one-manshow...). Nous avons fait en sorte, grâce à cette configuration inédite en France, de réussir la greffe entre décision politique et projet artistique.

Si anthéa doit remplir son rôle d’accueil et de diffusion des spectacles, sa mission première est la création. Nous sommes donc producteurs ou coproducteurs de nombreux projets ce qui garantit notre liberté de choix. Ainsi, quand Patrick Chesnais m’a apporté Tu te souviendras de moi de François Archambault, ai-je tout de suite eu envie de monter cette pièce qui, malgré son sujet (la maladie d’Alzheimer), m’a procuré à sa lecture une joie insoupçonnée que j'essayerais de vous faire partager. En ce qui concerne l'opéra, après Carmen, et avant Don Giovanni, j’ai décidé grâce à l’Opéra de Nice de vous proposer une suite aux grands mythes sévillans de la scène lyrique en proposant une nouvelle création des Noces de Figaro de Mozart. Produire des spectacles c’est être fidèle aux compagnons de toujours en même temps que parier sur les talents de demain. Zabou Breitman, après un travail en résidence à anthéa, nous offrira la primeur de sa nouvelle création, le très étonnant Logiquimperturbabledufou.

L’aventure dure depuis longtemps avec le Collectif 8 qui remonte cette année Double assassinat dans la rue Morgue d’après Edgard Poe et L’Île des esclaves de Marivaux. De même, nous voici à nouveau coproducteur dans Dracula, le dernier projet du collectif La Machine. Et savez-vous que nos créations voyagent ? Misery d’après Stephen King et Ça va ? de Jean-Claude Grumberg partent en tournée à Paris, en France et à l’étranger.

Parmi les artistes que nous accueillons, il y a ceux qui, ayant fait salle comble, nous font la grâce d’un bis, tels Fabrice Luchini et son étourdissant récital poétique ou Michel Jonasz, au swing toujours impeccable. Il y a aussi tous ceux qui reviennent et ils sont nombreux. François Berléand sera là en François B. dans la pièce vertigineuse d’un jeune auteur niçois. Je citerais encore Jean-Claude Grumberg, de retour avec L’être ou pas qui nous donne la joie de revoir Pierre Arditi, Édouard Baer dans la peau de Patrick Modiano, un Patrick Timsit inattendu dans le très émouvant Livre de ma mère d’Albert Cohen, Emma Dante qui a soulevé le théâtre avec les Sorelle Macaluso et pousse encore plus loin sa recherche dans Bestie di scena, les Jaoui-Bacri seront présents à travers leur fameux diptyque Un air de famille et Cuisine et dépendances où ils passent le relais à une toute nouvelle troupe dont Léa Drucker au sommet de son art. Vous aurez aussi les nouveaux spectacles de François Morel, Jacques Gamblin, Christophe Alévêque, Philippe Decouflé, Andrés Marín...

Mais de nouvelles voix sont aussi au rendez-vous de la saison 2017-18. Au premier rang desquels, l’illustre et génial Michel Legrand que je tenais à recevoir après notre Dreyfus commun à l’Opéra. Jamel Debbouze, dont la personnalité dépasse ses talents d’acteur et d’humoriste. S’agissant de voix, citons aussi Fanny Ardant dans Croque-Monsieur, Juliette Binoche, sublime dans son interprétation des textes de Barbara pour un hommage conçu avec le pianiste star Alexandre Tharaud, ou Laetitia Casta et Raphaël Personnaz au coeur des Scènes de la vie conjugale, événement de la dernière saison parisienne. Dany Boon qui nous fait le bonheur de s’arrêter à anthéa alors qu’il est demandé par tous les zéniths de France. Je ne voudrais surtout pas oublier Sidi Larbi Cherkaoui et Wim Vandekeybus, sans doute parmi les plus grands de la danse contemporaine. Et je pourrai ici citer quarante autres spectacles qui feront la saison 17-18.

Je vous invite à feuilleter ce programme que nous avons conçu avec la fidèle équipe d’anthéa que je tiens à remercier. Il n’est pas dans mes intentions de me retourner en chemin ni de faire de ce théâtre une belle endormie. Il faut dès maintenant se retrousser les manches, penser à la saison qui s’annonce et déjà songer à la suivante.

Daniel Benoin Daniel Benoin
Directeur d'anthéa
antipolis théâtre d'antibes