Anthéa, Antipolis Théâtre d'Antibes

première saison 2013-14

Photo d'Antipolis Théâtre d'Antibes

le théâtre | présentation

Edito Jean Leonetti

anthéa an II

Après une “saison de printemps” réussie qui devrait approcher 20 000 spectateurs, anthéa ouvre sa saison 2013-2014 sous les mêmes auspices.
Des spectacles variés allant de la comédie musicale à la danse en passant par le théâtre, l’opéra, la musique et des one-man-shows, sont ainsi proposés, avec des noms prestigieux et une palette de talents qui séduira les plus exigeants et tous les publics.
anthéa a aussi noué avec le Conservatoire de Musique et d’Art Dramatique d’Antibes, avec le monde associatif du Festival Antibes Génération Virtuoses et avec celui de l’entreprise, des partenariats forts qui favorisent son implantation dans le paysage culturel azuréen.
Je souhaite la bienvenue à Antibes Sophia Antipolis, terre d’innovation et de culture, aux artistes qui nous apporteront ces instants de bonheur et d’émotion que peut prodiguer le spectacle vivant. J’adresse tous mes remerciements à toute l’équipe d’anthéa, et en particulier à Daniel Benoin son directeur artistique, pour cette remarquable programmation.
Je remercie chaleureusement le public qui a fait confiance à anthéa confirmant que la culture n’est pas un divertissement superflu réservé à une élite mais l’indispensable lien d’émotions partagées entre tous les hommes.signature Jean Léonetti

Jean Léonetti Jean Leonetti
Député-Maire d'Antibes Juan-les-Pins
Président de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis

Edito Daniel Benoin

Penser le programme de la toute première saison d’un théâtre n’est pas chose fréquente dans la vie d’un directeur. Pour être stimulante, l’expérience n’en est pas moins intimidante, voire déstabilisante. D’ordinaire, on hérite des choix de l’ancienne direction. Ici, pas de succession, aucun héritage vis-à-vis duquel on aurait à choisir entre continuité ou rupture. Il faut s’affirmer ex nihilo, avec pour difficulté supplémentaire la charge d’harmoniser la programmation de deux lieux : le Théâtre National de Nice et anthéa. Un pari audacieux.
Par certains côtés, cela ressemble beaucoup à la création d’une pièce inédite, une pièce qui a connu sa répétition générale, entre avril et juillet derniers. Avec une équipe volontairement resserrée, il a fallu faire face à des difficultés, un afflux de demandes, des ajustements techniques à opérer dans le feu de l’action. Néanmoins, 20 000 spectateurs ont répondu présents et ont pu être accueillis au mieux. Cette fois, c’est comme une première, le lancement d’une vraie saison. Alors bien sûr, j’ai le trac, ce trac de toujours qui vient me rappeler la nature même de mon métier : l’inconscience qu’il y a à s’exposer face à un public et à ses attentes.
Pour y répondre, anthéa propose pour la saison 2013-14 un panorama complet du spectacle vivant : entre les spectacles proposés à Antibes et les 12 spectacles accessibles au Théâtre National de Nice, c’est plus de 50 spectacles qui sont proposés aux abonnés d’anthéa. Impossible de tous les citer ici ! Pour l’essentiel il s’agira d’une politique de diffusion, plus 5 coproductions. à commencer par un événement, Anna, la comédie musicale de Serge Gainsbourg, inédite sur scène, avec Cécile de France dans le rôle-titre. Un spectacle de grande ampleur à l’affiche d’un très petit nombre de villes et qui marque l’ambition d’anthéa. On fêtera également les dix ans d’Arabesque, l’émouvant tour de chant de Jane Birkin. On aura le bonheur de retrouver dans un récital poétique Jean-Louis Trintignant, pour moi, la voix de théâtre la plus fascinante qui soit. Il y a 4 ans, Gaspard Proust débutait à Nice dans la petite salle, aujourd’hui il remplit la salle Audiberti ! Jacques Audiberti... l’enfant du pays, comment ne pas évoquer Le Cavalier seul servi par le plus fidèle de ses admirateurs, Marcel Maréchal, qui reprend la pièce cinquante ans après l’avoir créée ! Car c’est cela le théâtre : une mémoire vivante. Mais c’est aussi la scène en devenir. Je citerais Grégory Gadebois, César du meilleur espoir, consacré au Palmarès du Théâtre 2013 pour son rôle dans Des Fleurs pour Algernon, présenté à Antibes. Des pièces nouvelles : Eric-Emmanuel Schmitt a adapté Le Journal d’Anne Frank pour Francis Huster, avec la jeune révélation Roxane Duràn. Quant au répertoire, il sera à l’honneur, entre autres, avec Antigone d’Anouilh montée pour la première fois par la Comédie-Française. Du côté des dramaturgies non textuelles, les époustouflants Peeping Tom qui ont déjà conquis le cœur des Niçois. Pour les 20 ans de sa compagnie, Blanca Li nous initie à la danse électro ! Tandis que ces messieurs de Trockadéro revisitent le ballet romantique... Pierrick Sorin, vidéaste visionnaire, collabore avec les “girls” du Cabaret New Burlesque, dans une proposition inédite. Enfin, quatre opéras : Le Barbier de Séville venu d’Allemagne, Une Flûte enchantée façon Peter Brook, Pierrot lunaire avec Julia Migenes et la reprise de Madama Butterfly créée avec grand succès à l’Opéra de Nice.
L’équipe d’anthéa, que je remercie dans son ensemble pour l’énorme travail qu’elle a fourni afin que les débuts de ce théâtre soient réussis, va porter ces 50 spectacles avec ferveur, passion, mais non sans une appréhension de tous les instants. Le succès sera-t-il de nouveau au rendez-vous ? Une chose est sûre : l’offre de spectacle vivant va augmenter de 40 % dans la région. Et de cela, on ne peut que se réjouir !

Daniel Benoin Daniel Benoin
Conseiller artistique d'anthéa
antipolis théâtre d'antibes