l’histoire
Info spéciale : les fées ont déserté le royaume des contes et les personnages mythiques tombent de leur piédestal ! Emmanuel Adely nous le dit sans détour, le père de Peau d’Ane n’est qu’un vieux beau aux poches pleines, Barbe-Bleu n’est qu’un criminel pervers, et le Petit Chaperon est la victime universelle de tous ces prédateurs. En éclairant ces récits à la lumière du mouvement #MeToo, c’est finalement aux racines du conte que ce spectacle nous ramène. Car si le conte est par définition en perpétuel mouvement, colporté, réinventé au fil des siècles, nul doute que les membres du groupe Merci sont des passeurs lucides et acides des vérités de notre société. C’est Perrault qui serait fier !ce qu’ils en disent
Les contes de fées abandonnent princes et princesses – les Windsor sont essoufflés, les Grimaldi sont épuisés – pour se nourrir des people : la galerie de nos fantasmes délaisse les châteaux pour les podiums des défilés et les pistes de ski de Dubaï. En utilisant la trame et les invariants des contes de Perrault, et en plaçant des figures d’aujourd’hui dans nos souvenirs d’enfance, j’ai voulu rebrasser ces mythes et chercher quelle morale en tirer en 2025. Car si les contes parlent de notre inconscient, dans quel état erret-il maintenant ? Emmanuel Adelyce qu’ils en pensent
Le vocabulaire et la gestuelle à la mode chez les influenceurs digérés par le monde des contes : l’osmose est miraculeuse. Emmanuelle Bouchez, TéléramaUne création décapante, trash et glam. Caroline Chatelet, Sceneweb
Un jeu décalé dans un univers absurde ! Après cela, on ne peut plus croire aux fées. Et tant mieux ! Gérald Rossi, L’Humanité