Pénélope

Pénélope

jean-claude gallotta, l’homme aux mille danses, réinvente l’héroïne d’homère
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masterclass

Le dimanche 07 avril 2024 de 14h à 17h, vous pouvez participer à une Masterclass dispensée par la compagnie Jean-Claude Gallotta, réservée aux majeurs détenteurs d'un billet pour le spectacle Pénélope. Inscrivez-vous à l'événement via ce lien.

Ouvert à tous les danseurs amateurs, des débutants aux professionnels, cet atelier comprendra un échauffement explorant les principes fondamentaux des mouvements de Jean-Claude Gallotta, ainsi que l’apprentissage d’un passage du répertoire de la compagnie, avant de terminer par un temps d’échange.

l’histoire

En 1981, la couleur blanche dominait dans Ulysse, un des ballets les plus marquants de Jean-Claude Gallotta. Quatre décennies plus tard, c’est dans une palette délibérément noire que se joue Pénélope, à commencer par les costumes, évolutifs et épurés, signés Chiraz Sedouga. Le noir se fait cuir, dentelle ajourée ou résille, les jupes sont fendues, les vestes des hommes revêtues par les femmes, les brassières découpent les torses féminins et masculins. Pour le chorégraphe, il était naturel d’élargir le regard qu’il porte sur l’épopée d’Homère et de l’aborder cette fois du point de vue de Pénélope. Écrivains et poètes d’aujourd’hui ont tracé la voie pour sortir le personnage de la représentation immémoriale de la femme, fidèle à l’homme absent, asservie à une inachevable tapisserie, vertueuse jusqu’à la ruse face aux convoitises masculines. Jean-Claude Gallotta poursuit cette réinvention et démultiplie sa Pénélope en un éventail de danseuses, faisant ainsi de son héroïne la représentante protéiforme de toutes les femmes.

ce qu’ils en disent

Je crois que le personnage de Pénélope échappe à toute catégorisation... Selon l’époque, on va interpréter sa fidélité comme une soumission, ou inversement. On la jugera rusée ou combattante, forte ou faible. La plupart des figures mythologiques sont ré-interprétables, sans fin. Dans mon spectacle, il y a cette idée, complexe, que Pénélope tire sa force de sa faiblesse... Sa faiblesse, dans laquelle la société, voire la civilisation, essaie de la maintenir. Sa force, c’est son caractère, sa détermination, sa personnalité propre. Je ne souhaite pas que l’imaginaire du spectateur soit suscité par un élément de décor, des accessoires ou des costumes qui « figureraient » un espace. Seules la danse et les musiques (pour ce spectacle, j’ai passé commande à trois compositeurs) doivent provoquer des sensations, des émotions. La scène de Pénélope est alors davantage la chambre noire de l’appareil que la photo elle-même. La danse est une expression libre du corps qu’aucun pouvoir ne peut contrôler. C’est un art spontanément rebelle. Jean-Claude Gallotta

ce qu’ils en pensent

La danse de Gallotta semble rester, immuable, à l’endroit du mouvement, fait d’ensembles bien développés, de duos très entrelacés, de corps mêlés dans leurs différences. Nathalie Yokel, La Terrasse
Gallotta n’a rien perdu de sa fougue et de son style. Les corps s’enlacent, se touchent, se soulèvent dans des mouvements d’ensemble ébouriffants, des enchaînements de duos, de trios et de solos, des échappées faites de ruptures de rythme, comme des ponctuations, des sursauts de vie. Marie Plantin, Sceneweb
Avec dix danseurs sur le plateau, le chorégraphe, toujours en verve et amoureux des corps qui dansent, lance les interprètes dans des vagues de gestes sur les thèmes de la lutte et de l’alliance. Sur fond d’images de film, le surgissement de la gestuelle gallottienne et l’espace électrisé de mouvements convoquent la figure superbe de l’amour et de l’attente qu’est Pénélope. Rosita Boisseau, Télérama

rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du mardi 9 avril
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